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"La cartographie ecclésiastique : héritage patrimonial et innovation géomatique"

"La cartographie ecclésiastique : héritage patrimonial et innovation géomatique"

Colloque de l’axe 3 du CHEC
14 et 15 juin 2018
Chapelle de l’ancien grand séminaire
rue des Planchettes
Saint-Flour

Colloque organisé par le Centre d’Histoire "Espaces et Cultures", avec le soutien financier de l’Université Clermont-Auvergne et de Clermont-Métropole et le concours du diocèse de Saint-Flour et de la Société de la Haute-Auvergne.

Programme du colloque

Sous la responsabilité de Stéphane Gomis, professeur d’histoire moderne et Vincent Flauraud, maître de conférences d’histoire contemporaine (CHEC, UCA)

Jeudi 14 juin 2018

8h45 : Accueil des participants

9h15 : Stéphane Gomis et Vincent Flauraud (UCA/CHEC)
Introduction : bilan historiographique et enjeux méthodologiques

- Session 1 – Une cartographie de localisation : restituer des maillages régionaux

9h45 : Anne-Sophie Murray (Université Clermont-Auvergne)
L’organisation paroissiale de l’archiprêtré de Mauriac au Haut Moyen-Âge

10h10 : Olivia Puel (UMR 5138 ArAr Archéologie et Archéométrie)
Géographie ecclésiastique dans l’Ouest lyonnais au Moyen Âge. Premiers résultats de l’exploitation cartographique des pouillés du diocèse de Lyon

10h35 : Débats et pause

11h : Étienne Ménager (Université Clermont-Auvergne)
Cartographie des présentations paroissiales entre Bas-Berry, Haute-Marche, Bourbonnais et Combraille (XIIIe-XVIe siècles)

11h25 : Isabelle Langlois (Université Clermont-Auvergne, CHEC) et Julien Chadeyron (Université Clermont-Auvergne, UFR LCSH)
De la carte ancienne au SIG géo-historique : cartographier les diocèses d’Auvergne (époque moderne)

11h50 : Débats

- Session 2 – Une cartographie de dynamiques territoriales

14h30 : Roland Viader (CNRS-Université de Toulouse, UMR Framespa-Terrae)
Les pouillés du sud-ouest de la France : géographie ecclésiastique et structures du peuplement médiéval

14h55 : Bruno Varennes (Laboratoire d’études sur les monothéismes Groupe du CERCOR Équipe 4)
Cartographier la territorialisation ecclésiale : les évêchés de Die et Grenoble (XIe-XVIe siècles)

15h20 : Catherine Xandry (Université de Picardie)
Les biens ecclésiastiques en ville. Essai de cartographie de Strasbourg du XIIIe au XVIIIe siècle

15h45 : Débats

16h30 : Pour les communicants, visite des archives municipales et du fonds ancien de la médiathèque de Saint-Flour, sous la conduite de leur directeur, Gilles Albaret

Vendredi 15 juin 2018

- Session 3 – Cartographier des réseaux et des hiérarchisations à l’échelle inter ou intra-régionale

9h15 : accueil des participants

9h30 : Noëlle Deflou-Leca (Université Grenoble-Alpes, UMR 8584 LEM-CERCOR) et Fabien Cerbelaud et Rémi Crouzevialle (CRIHAM EA4270, Limoges / ANR Col&Mon)
Le projet ANR Col&mon : cartographie et étude spatio temporelle des établissement religieux et communautaires au Moyen Âge

9h55 : Emma Bouvard-Mor (UMR ArAr 5138 « Archéologie et Archéométrie ») et Hervé Tronchère (UMR EVS 5600 « Environnement, Ville, Société »)
Spatialisation des établissements cisterciens dans les anciens diocèses de Clermont et du Puy (XIIe-XIIIe siècles)

10h20 : Débats et pause

10h45 : Pierre Mesplé (Université Clermont-Auvergne, Centre d’Histoire « Espaces et Cultures »)
Une hiérarchie des chapitres entre Loire et Seine à la veille de la Révolution grâce à l’outil cartographique et la base de données Muséfrem

11h10 : Florent Hautefeuille (Université de Toulouse, UMR TRACES-Terrae)
Cartographier les territoires paroissiaux dans le sud-ouest de la France à la veille de la Révolution : enjeux et méthodes

11h35 : Débats

- Session 4 – Cartographier à petite échelle : gestion et apports du prisme étatique ou continental

14h00 : Stéphane Gomis (Université Clermont-Auvergne, Centre d’Histoire « Espaces et Cultures »)
Valorisation géomatique de la collection des cartes des diocèses de Jacques de Font-Réaulx (1893-1979)

14h25 : Julien Caranton et Andreas Nijenhuis-Bescher (Université Grenoble Alpes)
La numérisation et la spatialisation du recensement religieux du Royaume de Hollande (1809) : un nouvel outil pour interroger la coexistence religieuse aux Pays-Bas

14h50 : Débats

15h05 : Jean-Michel Vasquez (équipe RESEA du LARHRA, UMR 5190)
La cartographie missionnaire à l’épreuve de la géomatique (Afrique, XIXe siècle)

15h30 : Débats

Comité scientifique

• Stéphane Boissellier, professeur d’histoire médiévale, Université de Poitiers
• Xavier Boniface, professeur d’histoire contemporaine, Université de Picardie Jules Verne
• Damien Carraz, maître de conférences en histoire médiévale, Université Clermont-Auvergne
• Guillaume Cuchet, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Est-Créteil
• Philippe Martin, professeur d’histoire moderne, Université Lyon II
• Frédéric Meyer, professeur d’histoire moderne, Université Savoie Mont Blanc
• Paul Payan, maître de conférences d’histoire médiévale, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
• Christian Sorrel, professeur d’histoire contemporaine, Université Lyon II
• Angelo Torre, professeur d’histoire moderne, Università degli Studi del Piemonte Orientale
• Nicolas Verdier, Directeur de recherche au CNRS, Directeur d’étude à l’EHESS

En 1956, François de Dainville publie un ouvrage consacré aux Cartes anciennes de l’Église de France. Il comble ainsi un vide historiographique ayant trait à la géographie ecclésiastique du royaume. Après une description des modalités de levée des cartes, l’auteur met en relation les documents cartographiques et le contexte socioculturel de leur élaboration. Il souligne de la sorte combien les évêques de la Réforme catholique soutenaient les entreprises cartographiques selon des visées pastorales : mieux connaître l’espace diocésain était aussi une façon de mieux le maîtriser. Parallèlement, sous l’impulsion de G. Le Bras et F. Boulard, la sociologie statistique de la pratique du catholicisme connaît son âge d’or, dans les décennies 1940-1970, mêlant finalités pastorales – là encore – et questionnements scientifiques. L’impressionnant corpus de données est rassemblé en 1980 en un Atlas de la pratique religieuse (F.-I. Isambert et J.-P. Terrenoire dir.), suivi à partir de 1982 par la série des Matériaux pour l’histoire religieuse du peuple français édités par régions et traduisant en cartes les séries de données les plus significatives. Or ce travail, exploitant a posteriori les données collectées, avait été critiqué lors de sa parution pour « le choix fréquent d’une cartographie automatique, plus rapide et plus économique, mais dont le résultat visuel est […] inférieur à celui d’une bonne cartographie manuelle » (Michel Lagrée). Aujourd’hui passé de la « cartographie automatique » balbutiante à la géomatique, l’historien du religieux est invité à réviser en profondeur ses modes de collecte, de documentation, de production, de visualisation et de diffusion des données historiques. Les contributions à ce colloque pourront aussi bien rendre compte d’expérimentations conduites que développer un regard réflexif, méthodologique et épistémologique sur ces dernières, mêlant de façon transdisciplinaire les questionnements de l’historien, du géomaticien, du géographe.

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