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Images matérielles, images mentales (XIIIe-XVIe siècles). La convocation du familier.

Images matérielles, images mentales (XIIIe-XVIe siècles). La convocation du familier.

Vendredi 12 octobre 2018 à partir de 9h
Centre d’Histoire « Espaces et Cultures »
Maison des Sciences de l’Homme, amphi salle 220
4, rue Ledru
Clermont-Ferrand
Entrée libre

Responsables scientifiques : Daniele Rivoletti et Ludovic Viallet
Renseignements : 04 73 34 68 48

Programme

MATIN

9h30 – Accueil et introduction
Daniele Rivoletti et Ludovic Viallet CHEC, Université Clermont Auvergne

10h15
Marie Charbonnel, Ausonius, Université Bordeaux Montaigne
La convocation des objets matériels de la célébration de l’Eucharistie dans quelques représentations du Christ en majesté du XIIIe siècle.

Discussion

11h - Pause

11h15
Daniel Russo, Centre Georges Chevrier, Université de Bourgogne
François, les objets, les signes. Invention d’une image moderne de la sainteté, XIIIe-XIVe siècles.

Discussion

APRÈS-MIDI

13h45
Noémie Marijon, CHEC, Université Clermont Auvergne
Le fond de l’histoire : paysage et familier dans les marges des livres d’heures de Jean Colombe (v. 1480).

Discussion

14h30
Véronique Dominguez-Guillaume, TrAme, Université de Picardie Jules Verne
Jésus enfant dans les textes dramatiques français (XIVe-XVIe siècles) : quelles images pour quelle dévotion ?

Discussion

Conclusion

Images matérielles, images mentales (XIIIe-XVIe siècles).
La convocation du familier

Cette rencontre vise à poser les jalons d’une réflexion collective explorant le champ d’une histoire des dévotions envisagée de la façon la plus « globale » possible, en une étroite collaboration entre histoire, histoire de l’art et anthropologie religieuse. Il s’agit de s’intéresser au lien construit, entre le bas Moyen Âge et la Réforme catholique, entre des images matérielles et des représentations mentales, que les premières aient servi de support aux secondes — dans le cadre de techniques de la mémoire ou de la méditation — ou, à l’inverse, que des processus de création en esprit aient débouché — par le biais, notamment, du medium de l’écrit — sur des ymagines visibles de tous. Comment incitait-on les fidèles à visualiser mentalement les histoires de la vie du Christ, ou les légendes de saints ? Par quels types d’images (fixes ou animées) et quels processus ? Dans quelle mesure le développement de telles pratiques au sein d’une frange de plus en plus large de la population a-t-il pu contribuer à la cristallisation d’un imaginaire commun, et ainsi dépasser le seul cadre de la piété personnelle pour travailler à la construction d’un univers partagé (donc, aussi, d’une idéologie) ? Pour cette première étape dans une dynamique collective que l’on espère enclencher, les analyses seront centrées sur la convocation du familier, c’est-à-dire la façon dont les paysages et lieux du quotidien ont été utilisés afin de favoriser la dévotion (du lecteur, du spectateur, de l’auditeur), via la formation d’images mentales. Ce champ de recherche, développé surtout au sein de l’histoire sociale de l’art et de l’anthropologie de l’art dès les années 1980 a renouvelé l’étude des fonctions des images et ouvert de nouvelles pistes pour étudier le rapport entre images et public(s). Si les premières recherches ont porté surtout sur le bas Moyen Âge, la période moderne fait maintenant l’objet d’analyses ponctuelles. Une synthèse reste néanmoins à écrire ; c’est pourquoi notre rencontre vise une périodisation large (XIIIe-XVIe siècles), afin de privilégier les phénomènes de longue durée.