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Publication : La France en guerre. Cinq "années terribles"

Publication : La France en guerre. Cinq "années terribles"

La France en guerre. Cinq "années terribles". 1792-1793, 1814-1815, 1870-1871, 1914-1915, 1939-1940

sous la direction de Jean-Claude Caron et Nathalie Ponsard

Rennes, PUR, 2018, 415 p., 29 euros, ISBN 978-2-7535-7555-4. Publié avec le soutien du Centre d’Histoire "Espaces et Cultures" et de l’Institut Universitaire de France.
[Pour commander l’ouvrage]

Revisiter la notion d’année terrible telle qu’elle avait été forgée par Victor Hugo pour désigner la séquence allant de la déclaration de guerre de juillet 1870 à la fin de la semaine sanglante en mai 1871, tel est l’enjeu de cet ouvrage collectif. Fondé sur une approche transpériodique et transdisciplinaire, il invite à une réflexion sur les processus de désignation et les usages de ce chrononyme d’année terrible. Cinq séquences d’entrée en guerre ont été retenues afin de les comparer. Comment les historiens questionnent-ils cette notion polysémique ? Interrogeant les paradigmes de ces moments de basculement dans une autre temporalité, ils en définissent l’échelle la plus pertinente pour capter la perception des contemporains face à cette expérience traumatisante qui bouleverse les repères. Pour cela, ils analysent les traces scripturales, visuelles, matérielles produites par les contemporains, figures en vue comme anonymes. Mais cet ouvrage propose aussi une réflexion sur les processus de construction mémorielle de ces années terribles, en termes de filiations comme de décalages, avec l’objectif de leur instrumentalisation politique.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction : Jean-Claude Caron et Nathalie Ponsard, Cinq années terribles ou les raisons d’un choix.
[Lire l’introduction en texte intégral]

Première partie : Expériences du basculement

Introduction

Anne Rolland-Boulestreau : Entrer en guerre civile en Anjou. Les notables à l’heure du choix (1792/1793).

Nicolas Beaupré : Entrer dans une « Grande Guerre » par une année terrible. Temporalités du basculement dans le premier conflit mondial 1914-1915.

Chantal Dhennin-Lalart : Le Nord et la Grande Guerre. La terrible entrée en guerre des populations entre version romancée et réalité du vécu quotidien.

Ronan Richard : De la « personnification tragique et poignante des horreurs de l’invasion » au spectacle éclatant de « l’union des cœurs ». L’instrumentalisation de l’exode des réfugiés au service de l’unité nationale (1914-1915).

Odile Roynette : La Grande Guerre et la fabrique de la terreur chez Céline.

Claire Maingon : L’Ecole des Beaux-arts et la Villa Médicis entrent en guerre (1914-1915).

Pauline Breton : « Un petit enfant nous est né ! ». L’espérance au fond de l’affliction d’après Lieu d’asile(1940) de Georges Duhamel.

Thibault Tellier : Dire la guerre. Faire la guerre. Paul Reynaud face au drame de 1940.

Deuxième partie : Filiations, décalages et contrepieds

Introduction

Nicolas Mariot : 1793, 1870, 1914, les Hertz en années terribles. Une mythologie familiale de l’engagement guerrier.

Alexandre Dupont : « Ils y croyaient vraiment […] à ce millénaire rétrospectif tant attendu. » Légitimistes et catholiques à l’assaut du pouvoir (1870-1871).

Aurélien Lignereux :Sens de l’histoire et sentiment national. Quelles années terribles ? (Isère, 1814-1815).

Fabien Conord : Les années terribles du XIXesiècle au miroir de la Seconde Guerre mondiale.

Clément Millon : Présence des années 1870-1871 en 1940 dans les revues universitaires de l’Allemagne nazie.

Vincent Flauraud :« 1914 » dans La Croixen 1940. Effets miroirs et rejeux mémoriels dans un journal catholique.

Dominique Kalifa : 1940, l’année de la « Belle Époque ».

Emmanuelle Retaillaud-Bajac : « Le formidable est sorti du frivole… ». L’image et la réputation des Parisiennes au défi des « années terribles » (1792-1940).

Troisième partie : Remémorer, représenter, résister

Introduction

Philippe Bourdin et Côme Simien : Le jour où Lyon est devenue Ville-Affranchie. Mémoire d’un siège sous la Restauration.

Pierre Triomphe : La construction d’une année terrible. Le cas de 1815 et de la « Terreur blanche ».

Rémi Dalisson : « Années terribles » et politiques festives. Ruptures et continuités dans la construction d’un imaginaire national (de la mémoire de l’an II à 1940).

Bertrand Tillier : Résister aux « années terribles ». L’art des Poilus (1915-…).

Iveta Slavkova : Entre charme et effroi. « Circus Wols », le récit de Wols des années terribles.

Julien Blanc : Au milieu du chaos de 1940. Invention de la Résistance, rapports au temps et usages de l’histoire.

Cécile Vast : Les historiens et l’effondrement de 1940. Esquisse d’une historiographie.

Laurent Douzou : L’ombre portée de l’effondrement de 1940 sur les années troubles.

Conclusion : Jean-Claude Caron et Nathalie Ponsard