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Publication : Prendre la plume des Lumières au Romantisme

Publication : Prendre la plume des Lumières au Romantisme

Prendre la plume des Lumières au Romantisme : Pratiques de l’écrit dans l’Europe de la fin de l’époque moderne
Auteur : Ouvrage Collectif
Sous la direction de Matthieu Magne

Matthieu Magne, agrégé d’histoire, est docteur en Histoire et enseigne actuellement à l’Université Toulouse Jean- Jaurès. Ses recherches portent sur une maison princière de Bohême dans l’Europe des Habsbourg au temps des Révolutions : les Clary-Aldringen. Les travaux et les publications sont centrés sur la transformation du pouvoir et de la culture aristocratique à la fin du Saint-Empire Romain Germanique.

Presses universitaires Blaise-Pascal, Collection Histoires croisées, 2019, 258 pages, ISBN papier : 978-2-84516-879-4, 20€, ISBN PDF : 978-2-84516-881-7 et ISBN EPUB : 978-2-84516-864-0, 13€.
Pour commander l’ouvrage

Des salons des Lumières aux cénacles romantiques, nombreux sont les auteurs à avoir exprimé leur rapport à la plume à la fin du long XVIIIe siècle. Acte social ou expression du for privé, les pratiques de l’écrit éclairent une période charnière de l’histoire du manuscrit, du livre et de l’édition. Quelles furent les valeurs apportées au geste de prendre la plume dans les sociétés européennes et en quoi la gamme des écritures nous informe-t-elle sur les transformations de l’époque moderne ? L’analyse de sources en grande partie inédites a rassemblé une équipe pluridisciplinaire soucieuse de faire apparaître les aspects matériels et culturels d’une activité confrontant l’individu aux traces qu’il laissait sur le papier. Les approches méthodologiques sont ainsi centrées sur la définition par l’écriture du rapport à soi et à l’autre, à un métier ou à un milieu social dans l’Europe des Révolutions.

Sommaire

Introduction
Matthieu Magne

Partie 1. Écrits Personnels et Parcours Professionnels

Pratiques de l’écrit des artisans allemands à la fin de l’époque moderne
De l’outil à la plume
Pauline Landois

Le journal intime d’Henri Lebert, dessinateur de fabrique (1794-1862)
« Je suis né patriote »
Audrey Millet

Le prêtre Pietro Antoniutti, médiateur culturel entre Venise et la Grande-Bretagne (années 1780-années 1820)
La plume du traducteur
Alessia Castagnino

L’écriture de soi dans la correspondance de Louis de Beer (1777-1823)
Entre acte social et écriture littéraire
Juliette Deloye

De l’écriture miniature et collective à la genèse de l’auteur
Des juvenilia des Brontë aux figures d’écrivains au XIXe siècle
Isabelle Le Pape

Quand l’éditeur prend la plume sous couvert de fidélité à l’auteur
Eddie Breuil

Partie 2. Les traces d’une présence au monde

Entre l’opinion publique et le « tribunal de l’Histoire »
Une pratique « raisonnée » de l’écriture chez le cardinal de Bernis
Diana Curca

« Il faut toujours écrire, même lorsqu’il n’y a rien à dire »
Pratiques épistolaires et construction en miroir dans la correspondance entre Ferdinando Galiani et Louise d’Épinay (1769-1782)
Azzurra Mauro

La correspondance d’Isabelle de Charrière(1740-1805)
Survie et destruction des lettres comme thématiques de l’épistolière
Susan Van Dijk et Maria Schouten

Ma plume a pris le mors aux dents
Écrire, s’écrire, décrire dans la « première société »de la monarchie des Habsbourg (années 1790 –années 1830)
Matthieu Magne

Réécritures en Révolution
Les copies autographes de la correspondance de Marie-Félix Faulcon (1758-1843)
Marjorie Alaphillipe

Écritures mémorielles et (re)présentation de soi
Les nobles vus par eux-mêmes au crépuscule du siècle des Lumières
Michel Figeac

Les Justine du marquis de Sade
Du conte philosophique à l’épopée romantique
Véronika Altashina

Prendre la plume... du conteur : valeurs de l’oralité dans la prose du début du XIXe siècle
L’exemple de Mademoiselle de Scudéry, d’E. T. A. Hoffmann
Victoire Feuillebois

Conclusion
Pierre-Yves Beaurepaire